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16 septembre - 22 octobre 2016
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BILLETERIE



Figure emblématique de la Factory d’Andy Warhol, Gerard Malanga fut l’un des témoins privilégiés de la scène artistique new-yorkaise des années 1960/1970, dont il a photographié les figures, les rencontres et les moments de vie. Photographe, poète et cinéaste, il en fut à la fois un acteur et un observateur attentif. À travers une sélection de photographies, la Galerie du Jour agnès b. revient sur cette époque où artistes, musiciens, écrivains, cinéastes, danseurs et poètes se côtoyaient dans une effervescence créative et une liberté qui continuent, aujourd’hui encore, à nous fasciner.
Cette exposition est aussi l’histoire d’une fidélité et d’une amitié entre Gerard Malanga et agnès b. En 2004, plusieurs tirages de l’artiste étaient déjà présentés à la Galerie du Jour dans le cadre de l’exposition collective Bande à Part, consacrée à cette constellation d’artistes et de personnalités qui ont façonné la scène underground new-yorkaise. Plus de vingt ans après, son regard revient à la galerie, comme une mémoire vivante de cette époque, toujours aussi libre et intime.
Né dans le Bronx en 1943, Gerard Malanga rencontre Andy Warhol en 1963, à l’âge de vingt ans, grâce au poète Charles Henri Ford. Il rejoint alors la Factory et devient rapidement l’un des personnages centraux de cette aventure artistique hors normes. Son parcours traverse la musique, la poésie, le cinéma, la performance et la photographie, abolissant les frontières entre les disciplines.
Au fil de ses rencontres, Malanga photographie celles et ceux qui incarnent cette époque : Andy Warhol, William S. Burroughs, Mick Jagger, Iggy Pop, Dennis Hopper, Lou Reed, Patti Smith, Robert Mapplethorpe, Candy Darling et bien d’autres. Ses photographies ne cherchent pas à fabriquer des icônes. Elles semblent au contraire les rapprocher de nous, saisissant les artistes dans des moments de présence, de complicité, de solitude ou d’abandon.
C’est peut-être là que réside la force particulière de son œuvre. Derrière les figures devenues mythiques, Malanga révèle des personnes des amis, des compagnons de route, des êtres rencontrés au détour d’une soirée, d’un concert, d’un appartement ou d’un café. Son appareil devient une manière de garder trace de ces relations et de cette communauté éphémère.
« Je les ai photographiés parce qu’ils étaient mes amis, parce que je les aimais, parce qu’ils étaient là. »
Cette dimension affective imprègne profondément son travail. Elle fait de la photographie de Malanga non seulement une archive exceptionnelle d’une époque, mais également le récit d’une communauté artistique, d’une génération et des amitiés qui l’ont traversée. Et si cette scène newyorkaise appartient désormais à l’histoire, elle n’a rien perdu de sa capacité à nous électriser. Dans le regard de Malanga, elle demeure vivante et profondément humaine.
En partenariat avec la Collection Bel Œil, Nice


